L’atelier Stop motion : Une journée d’atelier et un résultat impressionant à la fin

200-stop-motion-2Pour la seconde année, un atelier Stop motion qui se déroule sur une journée est organisé au FIFO. Animé par Luce Pasquini, enseignante au Centre des Métiers d’Art, l’atelier rencontre un véritable succès.

 

« De commencer par travailler sur le logiciel avant de pratiquer, c’est très bien. On comprend mieux ». Comme Aurélie, les cinq autres élèves de l’atelier ont passé la matinée à se familiariser aux logiciels nécessaires pour travailler l’image, monter une animation mais aussi écrire un scénario. « Il fallait qu’on monte une histoire pour notre Stop motion de l’après-midi », explique Luce Pasquini, la professeure. Une fois ces étapes franchies, les camarades de classe se sont donc amusés à un tout autre jeu…

« Tu dois tenir cet objet et faire comme si tu étais étonné de te trouver là ! », lance la professeure qui enseigne depuis quatre ans l’art numérique au Centre des Métiers d’Art. Avec ses élèves, Luce Pasquini a donc inventé une histoire. Celle d’une classe de cours, où les élèves endormis par une enseignante ennuyeuse, rêvent d’être ailleurs et finissent par se téléporter. Ils prennent alors la place de la personne qui est dans leur imagination et intervertissent les rôles. « Moi, je rêve d’être présentateur à Polynésie 1ère », lance l’un des participants. « Du coup, le présentateur prendra ma place dans la salle de cours. » poursuit-il.  C’est son ami qui jouera son rôle. Les deux compères sont venus ensemble de Wallis et Futuna, ils étaient aussi accompagné d’un troisième compagnon, Matteo qui participe à presque tous les ateliers du FIFO. « J’aimerais bien qu’on ait des ateliers comme ça chez nous », confie Matteo.  « :« Je découvre et j’apprends. Avec mes amis, on a déjà prévu de faire un film une fois de retour sur l’île », ajoute Tino. Les trois compagnons ont l’air de s’amuser comme des fous et de profiter jusqu’au bout de l’atelier.

 

Un atelier qui amuse les élèves

 

Le trépied dans une main, l’appareil photo dans l’autre, Luce Pasquini emmène ses élèves dans le village du FIFO. L’objectif : jouer les trois personnages de leur rêve. On retrouve le spectateur du festival qui regarde un film au stand OPT, le présentateur de Polynésie 1ère qui parle devant son écran à la Fun Zone puis la serveuse de la cafétaria près du Grand Théatre qui sert ses clients. « Allez ! Allez ! On se dépêche sinon on n’aura pas le temps de monter notre film » s’exclame l’animatrice. « Est ce qu’il doit montrer sa joie ? » interroge l’un des élèves qui regarde son ami jouer l’un des rôles et se faire prendre en photo par Luce Pasquini devant des festivaliers intrigués. « C’est génial ce qu’elle nous montre », s’enthousiasme Aurélie, 35 ans. La jeune maman est enseignante, elle compte bien réexploiter avec ses élèves ce qu’elle a appris aujourd’hui. « J’apprécie beaucoup l’idée que des enseignants réutilisent ce qu’on fait ici dans leur classe », avoue Luce Pasquini qui sait capter l’attention de ses élèves et leur expliquer les choses avec pédagogie. « Bon, je crois qu’on a fait assez de plans, on peut retourner en salle et passer au montage ».

De retour, les élèves s’affairent à importer, trier et renommer les 492 images réalisées. Quant au montage, c’est le logiciel qui s’en charge. « On voit le projet du début jusqu’à la fin, on a le résultat, et ça c’est vraiment super », s’exclame Aurélie. « J’adore ! Maman, on pourra faire ça à la maison ? », interroge l’un des trois enfants de la jeune femme qui sont venus la voir à la fin de l’atelier avec leur papa. « Oui, promis », répond la jeune mère de famille, ravie de cette journée.

 

Suliane Favennec