Théâtre : Les champignons de Paris

La Compagnie du Caméléon propose une pièce de théâtre créée en coproduction avec la Compagnie Théorème de Planck venue de France pour l’occasion. Donc rendez-vous dès le début du mois d’octobre avec les Champignons de Paris à voir sans modération…

Compagnie du Caméléon :

Fondée en 2005, la Compagnie du CAMéLéON crée, accueille et programme des spectacles vivants à Tahiti, Moorea, Raiatea ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie.

En 2006 est né Cravate Club de Fabrice Roger Lacan, mis en scène par Emilie Gilbert, en 2007 L’Hiver sous la table de Roland Topor, mis en scène par Patrick Blandin, en 2011 Family Dream, une création visuelle et collective mise en scène par Christophe Luthringer. Depuis novembre 2005, la Compagnie a programmé un peu plus de 60 spectacles venus de France métropolitaine, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, d’Italie, d’Espagne, du Congo, du Brésil, de Russie, d’Ukraine, de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Ont eu lieu près de 500 représentations tout public et une cinquantaine en milieu scolaire, fréquentées par environ 80 000 spectateurs au total.

En Nouvelle-Calédonie, depuis avril 2008, la Compagnie a accueilli une trentaine de spectacles internationaux pour environ 200 représentations à Nouméa, dans les territoires du nord et dans les îles, mobilisant un peu plus de 55 000 spectateurs au total.

Sa programmation est internationale, très éclectique au niveau des formes théâtrales proposées et des paroles portées.

Pour le compte de mairies ou d’associations, la compagnie organise également des projections de films et de documentaires en plein air et sur écran géant. Elle travaille actuellement à la délocalisation de cette offre culturelle dans les îles de Polynésie Française éloignées de Tahiti.

La Cie propose aussi un festival d’arts mêlés réunissant durant deux semaines dans les jardins du Musée de Tahiti et des îles : cinéma de plein air, contes, théâtre, danse, concerts et ciné-concerts. Ce festival s’intitule VOYAGE, les oeuvres présentées étant issues des quatre coins de la planète et invitant à la découverte de l’altérité. En 2015 a eu lieu la troisième édition qui avait pour thème « La femme dans le monde ».

A Tahiti, des ateliers de formation au théâtre sont proposés aux adultes et aux adolescents.

Des formations en entreprise sont également organisées, au cours desquelles les outils du théâtre sont utilisés pour améliorer la communication verbale et non verbale, la cohésion d’équipe, l’écoute, l’estime de soi, la gestion des plaintes, etc.

La compagnie du Théorème de Planck

La Compagnie, animée par le metteur en scène et comédien François Bourcier pose son regard en priorité sur des thèmes délicats et des périodes douloureuses de notre histoire, à travers des mises en abîme théâtrales de sujets historiques, politiques et philosophiques.

Ses réalisations s’efforcent de donner de la voix pour rompre certains silences, et d’interroger, encore et toujours, le mot « LIBERTÉ ».

La Compagnie s’est ainsi penchée sur la notion de résistance avec les spectacles Lettes de Délation, et Résister c’est exister. Barricades a été créé pour le trentenaire de Mai 68, puis François Bourcier a mis en scène Sacco et Vanzetti avec Dau et Catella, et orchestré la création collective Femmes passées sous silence qui aborde la condition des femmes dans le monde.

Puis il a créé Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo pour le 4ème Congrès Mondial Contre la Peine de Mort, et Entre Chien et Loup d’après Jean de la Fontaine. Out law in love met en scène 30 portraits de femmes et de leurs compagnons remarquables pour leur révolte. Plus récemment, la Compagnie s’est interrogée sur la notion de racisme et d’eugénisme avec le spectacle Race[s], et sur la barbarie de la guerre des tranchées dans La Fleur au Fusil.

Parallèlement à la création théâtrale, la Compagnie mène différentes actions culturelles, en milieu urbain notamment, en direction de jeunes de ZEP, ou autour d’événements comme la Journée des Femmes, des projets sur la Résistance et de très nombreuses animations en milieu scolaire.

 

LE SPECTACLE

  1. La France lance son programme d’essai nucléaire militaire en Algérie. Six ans plus tard, elle le poursuit en Polynésie sur les atolls de Mururoa et de Fangataufa.

193 tirs atmosphériques puis sous-terrains ont été réalisés sur ce tout petit bout du monde. Sous couvert de protéger la paix, la France s’est dotée d’une arme capable de détruire la Terre. Mais aujourd’hui, non contente d’avoir fait progresser l’impensable, elle ne semble pas vouloir reconnaître les désastres engendrés par ses essais.

Il faudra attendre 1998 pour voir leur arrêt définitif.

Combien de temps faudra-t- il encore attendre pour que les conséquences de ces essais soient enfin reconnus ?

En attendant cette réponse, nombres de militaires et de civils ayant participé aux essais sont morts précocements de graves maladies. Ceux qui vivent encore tentent avec leur famille et quelques associations pugnaces de demander que le silence, le déni ou le mensonge cessent…

L’idée du projet est de donner la parole à ceux à qui on la refuse, afin qu’ils puissent être entendus, pas seulement par leurs témoignages écrits mais aussi en paroles. Et en acte. Restituer l’acte et non simplement le récit d’un souvenir ancien, c’est donner à comprendre. Rapetisser ces faits à la taille d’un spectacle, c’est lutter contre le sentiment d’exclusion des victimes. L’émotion artistique nous donne une ouverture sur le monde intérieur des autres. Elle nous rapproche des autres.

« Seul l’art à le pouvoir de sortir la souffrance de l’abîme » Aharon Appelfeld 

« Ni rire, ni pleurer mais comprendre » Spinoza

 

L’équipe artistique :

Emilie Génaédig, auteur

François Bourcier, metteur en scène

Guillaume Gay, comédien

Tepa Teuru, comédien

Tuarii Tracqui, comédien