Pina’ina’i 7.17 de nouveau sur le Paepae a Hiro

Dans le cadre de la 17ème édition du Salon du livre, Pina’ina’i sera de nouveau sur le Paepae a Hiro le 18 novembre à 19 heures. Si vous n’avez pas pu voir la première représentation en octobre c’est l’occasion !

Depuis 2011, Pina’ina’i s’est donné pour objectif de promouvoir la littérature autochtone dans le cadre des lectures publiques proposées par l’association Litterama’ohi. Initié par Moana’ura Tehei’ura, Pina’ina’i en est à sa septième édition et porte haut les valeurs des arts polynésiens : écriture, mise en scène, danses et musiques se répondent en un tout intense et riche en émotions. Ce qui fait l’originalité de cet événement est sa volonté de mettre en scène les livres afin de raconter une histoire, interroger le spectateur.

« Il faut libérer le mot du livre pour le faire vibrer à l’oreille du spectateur. Dans Pīna’ina’i, le mot devient la source de la création –musicale, chorégraphique, scénique. »
Moana’ura Tehei’ura – chorégraphe et metteur en scène, concepteur de PĪNA’INA’I

Cette création inédite provoque la rencontre entre auteurs, orateurs, lecteurs, danseurs, chanteuse, chorégraphe et musicien. Danse des mots et poésie du mouvement se mêlent alors sur le paepae a Hiro et donnent vie à l’écho de notre littérature autochtone.
« Parmi les auteurs et les orateurs, participent des grands noms de la littérature de notre pays ainsi que de jeunes auteurs prometteurs. Par ailleurs, nous avons la chance d’avoir chaque année les plus grandes pointures du ‘ori tahiti issus de différents groupes de danse de Tahiti, des musiciens d’un talent incontestable et reconnu dans notre pays pour soutenir ce fabuleux projet artistique… Cette année, nous avons la participation exceptionnelle de Taloo au chant et Fred Rossoni au piano pour une interprétation live. » Moana’ura TEHEI’URA

« Pīna’ina’i unit des personnes qui soutiennent la cause d’une expression écrite polynésienne, d’une danse, d’une musique loin des malentendus, des préjugés. Pīna’ina’i ouvre les spectateurs sur des réflexions qui, sans cette manifestation, resteraient inconnues. Pīna’ina’i fait évoluer les mentalités. » Tokai DEVATINE

Pour qu’un très grand nombre de spectateurs puisse avoir accès à cette création, l’association Littérama’ohi met un point d’honneur à offrir gratuitement ce spectacle. D’année en année, Pīna’ina’i a su convaincre beaucoup de spectateurs et a le privilège de figurer dans le calendrier annuel et culturel du pays.

PĪNA’INA’I 7.17

Cette 7è édition de Pīna’ina’i s’articule autour de la thématique de l’amour. Cette thématique choisie de manière commune nous permet de rendre la parole aux personnages de la vie quotidienne et les faire dire l’amour. Amour-patrie, amour-premier, amour-primitif, amour-passion, amour-corps, amour-tristesse, amour-douleur… les 50 artistes présents cette année dénoncent l’amour à travers des tranches de vie dans lesquelles le spectateur se considèrera comme le témoin de son propre destin.
« L’idée était de travailler sur des scènes de vie quotidienne en créant une atmosphère la plus réaliste possible afin que les gens se reconnaissent et s’interrogent. Pīna’ina’i a cette faculté à faire réagir le spectateur, à le mettre face à ses propres émotions. On n’en sort jamais indifférent. » Moana’ura TEHEI’URA