Les échanges culturels au cœur de ce FIFO 2015

200-marie-kopsC’est son premier FIFO comme organisatrice. Et pour une première, le bilan est plus que positif. Au lendemain de la soirée des remises des prix, Marie Kops revient pour nous sur cette édition 2015.

Quel est le bilan de ce FIFO ?

 

Très positif. On a eu une très bonne fréquentation, le FIFO a d’ailleurs bien commencé avec la journée OFF et le Doc Edge. On avait un peu d’appréhension car c’était nouveau mais ça a bien fonctionné, on a enregistré 743 entrées. La soirée Jan Kounen a aussi remporté un grand succès, on a dû refaire des projections. Nous avons d’excellents retours des « Inside the doc », le public a apprécié ces échanges entre producteurs. Par contre, il n’y a pas assez de rencontres entre les réalisateurs et les spectateurs après la projection des films, nous allons probablement remettre ça en place pour l’année prochaine. La Doc Zone a bien marché également, c’est un super outil pour les professionnels, et on doit continuer de développer ce côté pro avec plus de rendez-vous et, pourquoi pas, des master classes. Le stand OPT a également eu du succès, du coup, pour 2016 nous voulons demander au public durant l’année les films qu’ils souhaiteraient revoir. Puis bien sûr, comme chaque année,  les ateliers sont pleins, nous comptons en proposer encore plus pour la prochaine édition ! On souhaite également ajouter une journée de projections pour les scolaires.

 

Quel est votre avis sur la sélection de cette édition ?

 

Le jury était certes masculin mais la tendance de la sélection était clairement féminine. Cette année, il y a eu beaucoup de portraits de femmes, des femmes fortes et engagées,  la grande majorité des films de la sélection est chargée d’émotion. Le public avait également l’air ravi, c’est toujours un plaisir de voir des gens sortir d’une projection et de les entendre discuter, débattre et échanger autour des films. Certains invités me disaient d’ailleurs qu’ils n’avaient jamais vu un festival qui réunissait autant de spectateurs. Il y un vrai engouement du public autour de ce festival qui est un événement attendu.

C’est votre premier FIFO en tant qu’organisatrice, comment l’avez-vous vécu ?

 

C’était une grosse pression car l’événement est d’ampleur. C’est une sacré organisation, il y a beaucoup de choses à gérer, à construire, à faire. Et puis, c’est un événement que j’adore, je le suis depuis plus de dix ans, je voulais donc être à la hauteur. Je suis heureuse car  il y a eu de beaux échanges cette année. Il faut continuer de créer ces moments de rencontres et d’échanges entre les invités et les festivaliers. Il y a beaucoup d’invités, alors ça serait dommage de ne pas en profiter !

Qu’est ce qui vous a marquée dans cette édition ?

 

Les échanges autour de Kumu Hina. Les gens n’avaient pas forcément envie de lui poser des questions, ils avaient simplement envie de lui dire merci. Quand tu vois tous ces élèves lors de la projection du film qui descendent sur la scène juste pour se faire prendre en photos avec Hina, c’est très émouvant. Cela montre bien qu’on a besoin de ce type de documentaire.

Le président du jury cette année est davantage issu du monde du cinéma, cela a t-il apporté un plus au festival ?

Je trouvais ça super pour le FIFO, ça lui donne une ouverture. Jan Kounen a apporté un regard novateur et moins conventionnel. On a découvert quelqu’un qui fonctionnait vraiment à l’émotion, il a une grande sensibilité. C’était important d’avoir quelqu’un comme lui dans le jury. Je pense que le festival a intérêt à continuer de travailler avec des personnes comme Jan Kounen.