FIFO 2014 – Compte rendu de la cérémonie d’ouverture

Mots d’ordre du FIFO 2014 : universalité et partage

 

« C’est de notre responsabilité de réunir et de rassembler ici, chaque année, des regards et des itiniaires différents ». La première phrase du discours de Wallès Kotra lors de la cérémonie d’ouverture du festival mardi matin est emblématique de l’esprit du FIFO. Les haussements de sourcils des jurys assis au premier rang sous le chapiteau, érigé face au Grand théâtre, semblent d’ailleurs confirmer les propos du président de l’AFIFO. Luc Jacquet, «ce compagnon de route» que Wallès Kotra remercie à plusieurs reprises pour avoir accepté d’être président du jury de cette 11ème édition, souhaite, lui, attirer l’attention sur le caractère «universel» des images proposées au festival. «Ici, on mélange tous les points de vues à travers des images aussi fortes que sensibles. Et, on les partage», explique l’invité phare de cette édition qui profite d’avoir le micro pour souligner la difficulté du travail de jury. «Cette édition est prometteuse. On va essayer de produire un palmarès à la hauteur des attentes des festivalier». Côté gouvernement, le ministre de la culture, Geffry Salmon, n’a pas hésité à revenir sur le soutien du Pays tout en soulignant l’importance du FIFO pour la ville et le fenua. «Le festival a projeté Papeete en capitale du documentaire et le FIFO est désormais un écho lointain dans le concert de la mondialisation. En racontant nos histoires par nos racines, on se fait entendre. Nous avons un devoir de transmission et de partage», déclare-t-il, avant d’apprendre au public que Wallès Kotra, le président de l’AFIFO, fait son dernier festival en tant que tel. Tristesse sur les visages de l’assemblée… Plus lyrique malgré de petits problèmes de micro, Lionel Beffre, Haut-commissaire de la République en Polynésie française, cite le cinéaste Jean-Luc Godart. «Quand on va au cinéma, on lève la tête». Alors levez la tête car, grâce au FIFO, vous pourrez mieux connaître cette Océanie si riche et si diverse». C’est bien ce que comptent faire les festivaliers venus assister à la cérémonie malgré la pluie, signe de bonheur selon les anciens du fenua. «Le programme est alléchant. C’est juste dommage que les horaires des projections des films se chevauchent souvent avec les horaires d’école des enfants. Du coup, on ne peut pas voir plus de deux films par jour…», confie un peu déçue Corinne, une mère de famille originaire de Carcassonne fraîchement arrivée en Polynésie. «Par contre, les sorties scolaires et les ateliers comme celui de la Go Pro, c’est vraiment super pour nos enfants! Je ne connaissais pas le FIFO mais j’ai hâte de le découvrir!», conclut, tout sourire, la jolie quadra.

 

 

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Universality and sharing

 

Wallès Kotra began his speech on Tuesday morning at the festival’s opening ceremony with, ‘It is our responsibility to unite and bring together here, each year, different perspectives and itineraries,’ symbolising the FIFO spirit. The raised eyebrows of the jury members seated in the first row in the marquee, located opposite the Grand théâtre, indeed seemed to confirm the chairman of AFIFO’s remarks. Luc Jacquet, ‘the fellow-traveller’ that Wallès Kotra thanked several times for having accepted to be chairman of the jury for the 11th FIFO, wished to draw attention to the ‘universal’ character of the images proposed at the festival. ‘Here all points of view are blended through strong and sensitive images. And, we share them,’ explained the leading guest this year who benefitted from the microphone to highlight how hard it is for the jury. ‘This year it is promising. We will try to produce a list of winners to match the expectations of the festivalgoers.’ Regarding the government, the Minister for Culture, Geffry Salmon, was quick to refer to the country’s support highlighting the importance of FIFO for the city and the fenua. ‘The festival has projected Papeete to capital of documentary and FIFO is now a distant echo in the globalisation chorus. By narrating our histories through our roots, we make ourselves heard. We have a duty to relay and share,’ he declared before informing the public that this was the last festival for Wallès Kotra, in his capacity as the chairman of AFIFO. Those assembled were saddened to hear this… More lyrical in spite of the slight microphone problems, Lionel Beffre, High Commissioner of the Republic in French Polynesia, quoted the film director Jean-Luc Godart. ‘When we go to the cinema, we raise our heads.’ So lift up your heads, thanks to FIFO, you can better acquaint yourselves with a very rich and diverse Oceania.’ That is the intention of the festivalgoers who have come to the ceremony in spite of the rain, a sign of happiness according to the fenu elders. ‘The programme is appealing. It’s just a shame that the film times often overlap with the school day. So, it is not possible to see more than 2 films a day,’ confided a disappointed Corinne, a mother originally from Carcassonne new to Polynesia. ‘On the other hand, the school outings and the workshops like Go Pro, are really great for our children!  I was not aware of FIFO but I am looking forward to discovering it!’ the pretty middle-aged woman concluded.