CREATIONS NUMERIQUES ET CONTENUS CULTURELS : L’EXPLOSION !

Creations numeriquesCe matin s’est tenu le dernier forum des rencontres numériques 2010.
Au vu des nouvelles capacités qu’offrent les outils numériques, les formes d’expression artistique explosent et les créations sont sans cesse appelées à se renouveler. La Polynésie doit aujourd’hui se donner les moyens d’exister sur la toile. Oui mais comment ? Cette rencontre avait pour objectif de donner quelques éléments de réponse.

 

Viri Taimana, Directeur du Centre des Métiers d’Art, Moana Brotherson pour l’OPT, Claire Schwob, co-fondatrice et Directrice Artistique de Tahiti.tv, Manea Castet, Concepteur de jeux vidéos, Emmanuel Kasarhéou, Directeur de l’Agence de Développement de la Culture Kanak au Centre Culturel Tjibaou, et René Barsalo, pour la Société des Arts Technologiques, en visioconférence de Montréal, y ont participé. Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture, et Eric Bourgeois, Directeur de l’Institut de la Communication Audiovisuelle, développent l’idée générale du propos.

La question est surtout de savoir ce que le numérique peut apporter à la création et quelles formes elle peut adopter (musicale, visuelle…). Le câble arrive, on va recevoir 99,99% de contenus extérieurs, la question est de savoir ce que nous allons renvoyer. Donc on a commencé par examiner ce qui existait déjà et on s’est ensuite interrogé sur les moyens et les filières que l’on peut développer pour créer du contenu multimédia en Polynésie.

 

On pensait que ce serait limité mais en fait il y a déjà beaucoup de choses qui se font. Le numérique peut indéniablement être une base de création et certains de nos invités nous ont présenté leurs travaux pour nous le démontrer. On a fait venir des artistes (créateur de jeux vidéo, infographiste, animateur 3D, réalisateur de Web TV…) pour donner envie aux jeunes de se lancer dans ce domaine, car finalement les métiers ne sont pas nouveaux mais on y trouve très peu de Polynésiens.

 

L’avantage avec Internet c’est que l’on peut faire une multitude de choses avec peu de moyens. C’est d’ailleurs le grand enseignement d’aujourd’hui : contrairement à ce que l’on entend « je fais de la culture donc j’ai besoin de beaucoup d’argent », on peut produire énormément de contenus culturels avec peu de moyens. Il n’y a pas besoin d’avoir des millions, le numérique permet justement d’être créatif à moindre frais : l’hébergement d’un site Internet va par exemple coûter 6 $ par mois, pour faire de la musique sur ordinateur, on peut aujourd’hui trouver pratiquement tous les logiciels en open source…

 

Il faut vraiment réussir à construire un mouvement de création numérique en Polynésie, qui permettra de répondre à l’invasion qui nous attend sans la subir. Plus les gens feront de choses, qu’elles soient petites ou grandes, mieux ce sera. L’important, c’est d’exister et de donner en échange de ce que l’on va recevoir.

 

Et maintenant, il faut buzzer et faire prendre conscience aux gens que tout est possible.

 

À vos ordis !