WALLES KOTRA : « Le FIFO a aujourd’hui une légitimité populaire »

200-walles-kotraCo-créateur du FIFO, Wallès Kotra porte un regard positif sur cette édition 2015 et celles à venir. L’homme souligne l’importance des échanges entre professionnels et festivaliers et se félicite de voir un public de plus en plus nombreux.

 

Que pensez-vous des primés 2015 ?

 

Le choix est crédible. Le jury a primé deux regards différents : la manière de voir la mort et celle de voir l’autre. Les sujets ne sont pas faciles et importants, le cinéma les traite et les porte. C’est un palmarès et un festival qui s’inscrit bien dans l’air du temps de l’Océanie.

 

Quel bilan feriez-vous de cette édition 2015 ?

 

J’ai participé de manière attentive au colloque du numérique . C’était très intéressant car pour la première fois des îles comme le Tonga et Wallis et Futuna étaient présentes. Pendant ce festival, il y a eu un accord de partenariat entre Outremer 1ère et ABC. Il y a à la fois le paysage et les acteurs du numérique présents mais aussi des accords stratégiques qui sont signés. Ces deux chaînes sont les plus grandes dans le paysage audiovisuel public océanien. C’est très intéressant car il se passe des choses. Et, pour la première fois, les professionnels ne se sont pas contentés de parler du numérique mais ont essayé de comprendre la révolution numérique. Il est fascinant de voir comment le FIFO s’adapte à ces nouveaux créneaux et ces nouveaux visages. On doit garder l’esprit FIFO et mettre en avant le côté formel mais aussi informel comme ces échanges entre les professionnels et les festivaliers. Le public est aussi très important au FIFO.

 

Justement qu’est ce que vous pouvez me dire sur le public de ce FIFO 2015 ?

Il y a de plus en plus de diversité, le FIFO a aujourd’hui une vraie légitimité populaire. Le festival remplit les salles, on est même obligé d’en ouvrir d’autres pour que le public puisse voir les films. Le FIFO s’enracine dans le paysage polynésien. C’est un rendez-vous culturel important, à la fois utile et convivial. Et il est important de garder cet esprit !

Que pensez-vous du président du jury de cette année, Jan Kounen?

 

Jan Kounen a une très grande sensibilité, il écoute ce qu’il a dans ses tripes. Il a très vite capté le mana du pays et de la région, il a compris ce qu’on pouvait dire confusément et les non-dits. Pour l’avenir, on cherche quelqu’un comme lui qui a du cœur, un homme simple et proche des gens.

 

Suliane Favennec