LANCEMENT DES 2emes RENCONTRES NUMERIQUES DU FIFO : LA POLYNESIE EPOUSE LES MONDES NUMERIQUES.

Rencontres numeriquesY est-elle prête ? Comment s’y prépare-t-elle ? Quelles vont être les conséquences de cette entrée dans le monde numérique sur le plan économique ? Adolphe Colrat, Haut Commissaire de la République en Polynésie française, Michel Paoletti, Conseiller économique et social de la Polynésie française et Président des rencontres numériques du FIFO, Teva Rohfritsch, Ministre en charge de l’économie numérique et du développement des technologies vertes, François Voirin, Président du CA de l’OPT, Alain Veyret, Directeur du Département Technologies de l’information et Territoires IDATE, et Marcel Desvergne, Président d’Aquitaine Europe Communication et animateur de ce premier forum étaient réunis pour en parler et répondre aux interrogations du public.

Le numérique va certes abolir les distances mais va aussi et surtout permettre de faire rentrer des milliers d’informations.

Marcel Desvergne a ouvert les hostilités en projetant un film réalisé aux Etats-Unis, qui rappelait quelques données essentielles sur l’ampleur qu’a pris le phénomène numérique en une poignée d’années seulement, en remémorant par exemple que Barack Obama n’avait fait aucune campagne de lever de fonds mais réussi à amassé 55 millions de dollars via les réseaux sociaux de la toile en quelque 29 jours. Des images révélatrices des changements inéluctables qu’induit l’entrée dans l’ère du numérique, que Marcel Desvergne résume par ces mots « Je crois qu’il faut prendre acte que nous faisons partie d’une civilisation numérique ».
Le haut-commissaire a pour sa part mis en garde sur la confusion qu’il pouvait y avoir entre le monde et l’outil, et c’est à Teva Rohfritsch qu’est revenue la lourde tâche de définir de quelle façon la communauté polynésienne pouvait donc se situer dans ces « non-mondes numériques ». Il a insisté sur le fait qu’il fallait désormais se pencher sur ce que l’on allait construire « au bout du câble pointant du doigt la nécessité de valoriser l’entrée de la concurrence et des nouveaux acteurs sur le marché. « Le pays s’inscrit dans la volonté de libéraliser les marchés. La concurrence est lancée et sera encouragée, je le redis aujourd’hui. […] À l’heure où toutes les volontés cherchent un nouveau souffle pour notre économie de l’après nucléaire, nous avons là une chance à saisir pour retrouver la voie du développement économique, de la croissance et de l’emploi ». En un mot, ne la laissons pas passer, a-t-il conclu, avant de proposer de faire de ces rencontres les prémices des Etats Généraux du numérique, pour préparer l’arrivée de « Teara Hotu, l’autoroute du développement ».