La nuit du court-métrage océanien, entre réflexion et dérision.

2courmetrajCe n’est rien de moins que Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer en visite en Polynésie française, qui a officiellement ouvert la Nuit du court-métrage océanien, rappelant combien en ces temps de crise la culture ne devait pas être négligée, elle seule permettant de « valoriser et consolider le lien social » entre les hommes. La ministre a également affirmé qu’elle admirait les initiatives culturelles telles que le FIFO, « festival qui parvient à faire résonner la voix de l’Océanie bien au-delà de ses frontières ». 

Lilou, animatrice radio sur Polynésie 1ère a pris ensuite le relais pour présenter cette soirée définitivement placée sous le signe de la jeunesse, avec des courts-métrages au ton un brin décalé – voire carrément loufoque ! – abordant une diversité de sujets dans toute leur complexité : histoire, culture, avenir, tradition, fierté… De la banlieue australienne et hawaiienne aux plages de Tahiti en passant par la forêt calédonienne, le public a voyagé au plus près de femmes et d’hommes qui se questionnent, s’observent, se cherchent, se rencontrent, se ratent… On ne peut qu’être épaté par la force du court-métrage, un format vraiment intéressant parvenant en très peu de temps à faire passer beaucoup d’idées et d’émotions.

Il y a eu du rire avec « Buzz Kill », portrait d’un jeune homme tellement peu ambitieux que ses occupations virent à l’absurde ; encore du rire mais aussi une belle moralité dans « Sosefina », qui rappelle à chacun que le naturel est encore ce qui nous va le mieux ; de l’émotion avec « Kamambo » qui réussit en 8 minutes à faire prendre conscience de la triste réalité des immigrés Papous en Australie… Enfin, mention spéciale pour le court-métrage local « Opa’a », avec Ra’i, qui a beaucoup fait rire la salle pour son humour très… lucide.

 

 

I.B