FIFO 2014 – ATELIER ECRITURE DE SCENARIO

Patrick Bossard partage son expérience…

 

Dans la petite salle climatisée derrière To’ata qui sert d’ordinaire de loge aux artistes, ils sont une quinzaine de festivaliers à participer ce jeudi à l’atelier «écriture de scénario». Assis en table ronde, les «élèves» lisent chacun leur tour les passages d’un script, choisi soigneusement par Patrick Bossard.

«Excusez-moi de vous couper mais vous voyez, ici, la description est beaucoup trop longue. Cette scène ne peut pas être jouée», explique le réalisateur-scénariste. «Le metteur en scène a t-il son mot à dire dans le scénario?», interroge Roland, 58 ans. Après avoir suivi l’atelier montage au FIFO 2013, ce retraité à la chevelure hirsute a décidé cette année de se lancer dans une nouvelle aventure : l’écriture du scénario. Alors, très concentré, Roland ne rate pas un mot du cours. «Patrick est pédagogue donc c’est plus facile pour apprendre. C’est important qu’un professionnel nous transmette son savoir». Si Patrick Bossard a accepté de faire cet atelier, c’est justement pour partager son expérience avec le public. «Je suis autodidacte, j’ai appris sur le tas, j’ai fait des erreurs avant de comprendre comment cela fonctonnait, j’ai perdu beaucoup d’années. Alors si, avec mes conseils, je peux faire gagner du temps aux futurs scénaristes, tant mieux!». Sur son tableau blanc, Patrick, agréablement surpris par la curiosité de ses élèves, dessine un exemple type de présentation d’un scénario. «Les règles sont universelles. Sachez que les producteurs aiment les scénarios de moins de 100 pages, précise le cinéaste avant de donner quelques astuces. Pour gagner de la place, réduisez le caractère d’écriture ou trichez avec la marge». Sourires de l’assemblée qui semble être captivée par les recommandations précieuses de leur prof.

La lecture du scénario reprend, certains écoutent attentivement leur camarade, tandis que d’autres notent soigneusement tout ce qui se dit… Les cheveux longs, le regard passsioné, Serena, la plus jeune des élèves, ne lève pas son nez de ses notes. L’adolescente peu bavarde rêve de devenir scénariste. «Je suis venue pour découvrir, je me rends bien compte qu’apprendre à écrire un scénario en seulement quelques cours est difficile, confie la jeune fille de 14 ans qui ne baisse pas les bras pour autant. Mais cet atelier m’a motivée et m’a renforcée dans mon choix». Comme Serena, ils sont quelques-uns à vouloir assister, samedi, à la soirée Cabourg durant laquelle le film de Patrick Bossard, Macadam Baby, sera projeté. Malheuresement pour les retardataires, sachez que la soirée a déjà fait le plein.

 

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