CINEMATAMUA

RETROCPECTIVES DE FILMS ANCIENS

Big CinematamuaL’ICA et la Maison de la Culture ont créé en 2003 des séances gratuites de projection de films anciens qui ont tout de suite connu un vif succès : Cinematamua. Voici aujourd’hui la 46ème édition d’un événement populaire dont le public ne se lasse pas, à travers une rétrospective qui vous permettra de (re) voir vos morceaux préférés !

 

Paradis… quand même

 

Ce film a été tourné entre 1967 et 1969 par Jean Claude Bosmel. Il s’agit d’une ballade dans la Polynésie de la fin des années 60, qui nous montre les bouleversements qui agitent Papeete, et quelques îles et atolls qui continuent de vivre au rythme d’antan (Moorea, Maupiti, Takaroa, …). Le film à l’origine muet a été mis en musique.

 

Charley Mauu en cinémascope

Le premier film provient du fond Guilbert. L’ICA a retrouvé une bobine complète de rushes mettant en scène Charley Mauu dans les paysages magnifiques de la Presqu’île. Particularité de ce court film, il a été tourné en 16mm anamorphosé noir et blanc, au format cinémascope. Il est illustré musicalement de chansons extraites du CD « Tahiti Matamua – Charley Mauu » aux éditions Manuiti (Ref : MAN65053).

 

Les métiers de l’hôtellerie, Emplois d’avenir pour les jeunes Polynésiens

Ce film dresse un portrait du tourisme naissant à Tahiti et les perspectives de développement de ce secteur avec notamment les projets de construction du Maeva Beach (actuel Sofitel), de l’hôtel du Tahara’a et du lycée hôtelier du Taaone. Nous suivons ensuite le parcours de Terii, qui va suivre une formation au Centre d’Apprentissage hôtelier. Ce film, produit par l’Office de développement du Tourisme de Polynésie française en 1967, provient du Fonds GIE Tahiti Tourisme.

 

Les films de James Knott

En 1951, James Knott vient à Tahiti à bord de la goélette Vega. Il vient visiter des amis parmi lesquels William A. Robinson. Knott filme son arrivée dans le port de Papeete, les quais noirs de monde et l’accueil qui leur est réservé. Le second court métrage s’intéresse à un groupe de danse de Bora Bora avec la célèbre danseuse Germaine. Ces deux films proviennent du Fonds Human Studies Film Archives.

 

Rosa Raoulx

La production locale commence dès 1965. Dans ce reportage nous retrouvons Rosa Raoulx, présidente du conseil de district de Arue. Elle nous parle de son district et de ses sites historiques.

 

Manureva

Réalisé en 1961 par Claude Pinoteau, alors que l’aéroport de Tahiti-Faa’a vient tout juste d’ouvrir, « Manureva » nous invite à bord de la compagnie aérienne TAI pour un voyage qui nous mènera jusqu’à Tahiti. Accompagné de la chanteuse Poline, le réalisateur visite un Tahiti encore tranquille à l’époque des fêtes de juillet. La chanson « Manureva », composée par Yves Roche pour le film, demeure l’une des plus belles chansons tahitiennes.

 

Renaissance des vielles bobines

Toutes ces images ont été filmées en 8mm et en 16mm par des passionnés d’images qui filmaient la vie de tous les jours, les fêtes et les grands événements de leur époque. L’ICA a télécinématographié ces films, les a remontés et étalonnés. Cinematamua proposera donc 20 films courts illustrés musicalement, des témoignages uniques sur les années 50 à 70 en Polynésie. Au programme : L’accueil du navire « De Grasse » (1961), le Carnaval de Papeete (1962), la construction d’une pirogue à la tronçonneuse, le crash de l’hydravion O AGY, Tiurai à l’hôpital Vaiami (1967), le départ de Tahiti Nui (1956), la fabrication du tapa à Fatu Hiva (1965), le ma à Fatu Hiva (1965), le Général De Gaulle à Papeete et Pirae (1966), les jeux d’enfants devant le magasin Souky, Maurice Herzog à Tahiti (1966), Course de pirogues à voiles (1967), Rapa (1961), la cartographie de Mururoa (1961), les îles Gambier (1967), Tahiti beau paradis, Cross USEP à la Fautaua (1966), la visite du gouverneur Sicurani à Fatu Hiva (1965), Souky meneur de revue et Week-end à Tahiti.

 

L’atoll d’Anaa : un oasis dans le Pacifique

Ce film nous invite à la découverte d’un atoll : Anaa. Eloigné de Tahiti, dans l’archipel des Tuamotu, cette île basse vit de la plonge à la nacre perlière, l’un des métiers les plus dangereux au monde. On y rencontre l’institutrice Mamanu dans un village abandonné aux enfants ; Colombani qui récolte du coprah et Pierre qui nous explique les différents usages de la noix de coco ; Amélie Cadousteau, Adrien Auméran et le chef Raura Tataia rescapés du cyclone qui détruisit l’île en 1906. Nous assistons à une pêche miraculeuse sur le récif, et le film s’achève sur un récital de Pere, soprano d’Anaa, avant que tous les habitants n’entament un chant paumutu d’au revoir.

 

Infos pratiques

Grand Théâtre de la Maison de la Culture
Mercredi 14 mai à 19h00
Renseignements au 544 544
Entrée libre