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 Un événement culturel à but pédagogique

De nombreux élèves vont prendre possession de l’aire de spectacle de To’atā, les vendredi 6 et samedi 7 mars 2020, pour la 3ème édition du Heiva Taure’a. Ce bel évènement est né à l’initiative de trois établissements : le collège de Taravao, de Tipaerui et Maco Tevane.

Depuis maintenant trois ans, ces collèges accueillent, en partenariat avec le Conservatoire Artistique de Polynésie française, des classes à horaires aménagés en musique et en danse appelées CHAM/CHAD. Tant les effets bénéfiques de cet apprentissage se font sentir pour les élèves, le concept s’est étendu. L’année dernière le collège de Paopao a également bénéficié de l’intervention des professeurs du Conservatoire grâce au projet d’une classe Arts et Traditions. Depuis, ce concept prometteur s’est également étendu aux écoles primaires.

En effet, depuis la mise en place de ces agencements éducatifs, les professeurs ont observé une nette augmentation des taux de réussite au DNB (diplôme national du brevet) notamment à l’oral, la baisse du taux d’absentéisme des élèves et une implication plus importante des parents dans la vie scolaire de leurs enfants.

Au vu de ce bilan encourageant, le corps enseignant a souhaité continuer à valoriser l’implication de ces élèves en programmant en 2020 la 3ème édition de ce concours de danse des collèges désormais annuel : le Heiva Taure’a, une démarche soutenue pleinement par les ministères de la Culture et de l’Éducation.

Dans le cadre de cet événement, c’est une véritable démarche pédagogique qui est appliquée. Plusieurs domaines sont concernés : les lettres modernes, la langue vivante reo ma’ohi, les mathématiques, les arts plastiques, l’éducation musicale et le sport. La prise en compte du rythme et du mode d’apprentissage de chaque élève rentre en ligne de compte afin d’ancrer l’apprentissage dans la culture, surtout au niveau du reo Tahiti, la combinaison de la langue et de la culture ayant largement fait ses preuves dans l’apprentissage des langues vivantes.

De plus, la préparation de cet événement permet aux élèves d’apprendre à travailler en équipe. Ils s’engagent et prennent conscience de leurs responsabilités. Ils doivent également gérer un projet collectif et évaluer l’atteinte des objectifs. Au-delà de cette volonté de croiser les enseignements et d’enrichir les pratiques, l’idée d’impliquer le plus possible les parents dans la vie scolaire des enfants est l’un des bénéfices de la démarche. Le but est de transformer les coupures en liaisons, y compris dans le rapport de la culture polynésienne et la culture européenne, en prenant en compte le vécu et les origines des élèves.

Autant de points qui mettent en lien les savoirs et compétences du socle commun de l’enseignement avec les savoirs et compétences de la culture et de l’identité polynésienne.


8 collèges en concours

 

Le Heiva Taure’a a lieu à To’atā, un lieu qui donne toute son envergure à l’événement.

Après neuf collèges en concours en 2018, 16 collèges inscrits l’année dernière, cette 3ème édition accueillera 8 collèges, dont un de l’archipel des Tuamotu. Du 08 au 10 mars 2019, ils seront plus de 300 élèves à concourir sur une scène mythique où des milliers de danseurs et danseuses professionnels ont participé au Heiva i Tahiti.

Vivier des orchestres traditionnels, des groupes de danse et de chant, les élèves présenteront le fruit d’un travail tenace lors de ces deux soirées exceptionnelles.

Le public pourra ainsi voir sur scène les collèges :

  • Notre Dames des Anges
  • Maco Tevane
  • Mahina
  • Henri Hiro
  • Taravao
  • Bora Bora
  • Huahine
  • Rangiroa

 

Comme pour le Heiva i Tahiti, les établissements présenteront un spectacle inédit et entièrement en langue vernaculaire. L’année dernière, pour la deuxième édition du Heiva Taure’a, tous les archipels de Polynésie étaient représentés, afin d’accompagner les membres du jury sur chaque dossier, un comité de lecture avait été composé de 6 personnes, toutes expertes dans une langue propre à un archipel. Cette année il n’a pas été nécessaire de mettre en place un comité de lecture, en effet tous les dossiers pédagogiques ainsi que les spectacles seront présentés en reo Tahiti.

Plusieurs catégories sont accessibles : la catégorie danse et/ou orchestre ainsi que deux catégories individuelles facultatives ’Ori Tāne et ’Ori Vahine.

 


À la clé 8 prix sont à remporter

 

– Meilleure interprétation artistique – Catégorie “Heiva Taure’a”

– Meilleur dossier pédagogique

– Meilleur orchestre – Catégorie “Rohi pehe”

– Meilleur danseur

– Meilleure danseuse

 

Le total cumulé de la meilleure interprétation artistique et du meilleur dossier pédagogique définira le podium Heiva Taure’a, qui compte 3 prix.

Par ailleurs, 2 prix spéciaux sont prévus et laissés à la libre appréciation du jury quant à leur attribution.

Tous les collèges recevront une attestation de participation, et les gagnants un trophée réalisé par l’entreprise Prokop.

 


Un jury de spécialistes et d’enseignants

 Le jury est constitué de personnalités connues du monde de la culture. Se joignent à eux deux professeurs d’éducation physique et sportive impliqués dans le bac option ‘ori Tahiti, dans une volonté de croiser les regards en formant un jury de compétences variées. Au total ce sont huit membres du jury qui devront juger les prestations des huit collèges en compétition :

 Teraurii PIRITUA – Président du jury

Chef du groupe Hura Tau ‘Ori i Tahiti et Directeur de l’école de danse A Ori Mai

Guillaume FANET

Évaluateur au BAC option ‘ori Tahiti et professeur d’EPS au 

Lycée Taaone

 

Sandrine Tiare TROMPETTE-DEZERVILLE

Conseillère pédagogique généraliste dans la circonscription de Papeete-Pirae et chef du groupe Hura Tau Hei Tahiti

  

Elvina NETI PIRIOU

Présidente du BAC option ‘ori Tahiti et professeur d’EPS au Lycée Hôtelier

 

Moana’ura TEHEI’URA

Professeur d’anglais au LEP de Faa’a, chorégraphe et metteur en scène indépendant 

 

Heimoana METUA

Chef du groupe Hura Tau Teva i Tai

 

Erena UURA

Professeure de ‘Ori Tahiti au Conservatoire Artistique de la Polynésie française

 

Tonyo TOOMARU

Professeur de tahitien à l’Université de Polynésie Française, auteur et danseur au Heiva i Tahiti

 


Le programme des soirées :

 

 Thèmes des collèges : 

La troupe Nuu Atua no Tefana du Collège Notre Dame des Anges présente :

Te ‘aito Tetua’eha e te ‘aai ‘o Tefana I Te Rima Ve’ave’a

Le ‘aito Tetua’eha et la légende de Tefana i te rima ve’ave’a

 

Collège Maco Tevane :

Ta’u pe’ue iti

 

Collège de Huahine :

Te fa’anahora’a o te tautai taora e te pärurura’a i te moana

La pratique de la pêche aux cailloux et la protection du milieu marin

 

Collège de Rangiroa :

To’u Fenua, to’u ora

 

Collège Henri Hiro :

Haere po

Le compteur de nuit

 

Collège Taravao :

I rahui nā. A rahui ā.

 

Collège de Mahina :

Te ‘ite

La connaissance

 

Collège de Bora Bora :

Taitemanu

 

Collège Notre Dame des Anges :

Te ‘aito Tetua’eha e te ‘aai ‘o Tefana I Te Rima Ve’ave’a

Le ‘aito Tetua’eha et la légende de Tefana i te rima ve’ave’a

Dans les temps anciens, il était de coutume que le roi ait à ses côtés, un guerrier, son garde du corps, un homme de confiance qui était ses yeux, son bras droit et son guerrier le plus valeureux. C’est pourquoi Pomare II, grand chef, organisa un concours afin de choisir l’homme le plus robuste et le plus fort.

Plusieurs épreuves sportives furent proposées à tous les ‘aito de l’île qui avaient été conviés. Ils devaient porter la plus grosse pierre afin de démontrer leur force, lancer le javelot pour montrer leur agilité à manier la lance, courir en portant des charges de fruits, ramer le plus rapidement possible, dans le but de prouver leur endurance et leur persévérance. Tous convoitaient cette place d’honneur, près du Arii, mais l’un des guerriers se démarquait déjà, le ‘aito Tetua’eha du district de Tetaha.

La déterminante et dernière épreuve consista à préparer un ahimaa. Chaque guerrier s’appliqua à choisir l’emplacement le plus propice pour son four et pour y enfouir les mets soigneusement préparés par les femmes. Il y avait dans les ‘o’ini bananes, patates, ‘uru, maniocs. On apercevait aussi des po’e de différentes saveurs, du poisson et surtout on attendait avec impatience le met de choix : la tête de cochon. Les préparations se faisaient chantant et dansant, tous appréciaient ce moment de joie et la fin des épreuves. Il fallait ensuite recouvrir les fours et patienter, veillant sur les ahimaa, humant leurs odeurs délicieuses.

Enfin, vint le moment d’ouvrir les fours, de retirer les couvertures et de servir le Arii pour la dégustation. Du ahimaa de Tetua’eha se dégageait l’odeur la plus alléchante et le ‘aito de Tetaha ne tarda pas. Fin connaisseur de son four, il plongea ses mains dans les pierres ardentes pour en retirer la tête de cochon cuite à point. Ainsi, il fut le premier à présenter aux pieds de Pomare son ‘o’ini garni du met le plus exquis. Le goût de son plat ravit les papilles du Arii qui le désigna grand vainqueur du concours.

Tetua’eha serait les yeux et la lance du roi qui transperce le ciel comme l’éclair. C’est pourquoi il fut nommé Taumata, ‘aito de Tefana i te rima ve’ave’a et tous se réjouirent autour du festin pendant des jours.

 

Collège Maco Tevane :

Ta’u pe’ue iti

L’étude de la légende de Pele et ce que nous vivons actuellement montrent que les familles se déchirent et beaucoup de celles qui subsistent encore ne sont pas heureuses.

La troisième est la fin d’un cycle, le choix d’une orientation, le choix d’un nouvel établissement, le temps de faire un bilan des années écoulées et surtout de prendre de bonnes de décisions. Normalement je m’appuie sur qui ? MA FAMILLE.

Mais quand je n’ai pas ou plus de parents ? Je vis dans un foyer ? Je n’ai que 15 ans et je dois vivre chez la belle famille ? Depuis le début de ma scolarité j’ai été baladé de foyer en foyer ? Où trouver mes repères ? Qui m’aide ? Quels exemples ai-je ?

Dans ma culture comment faisait-on ? On n’étalait la natte… « E vauvauhia te pē’ue ». Cette natte pièce maîtresse, symbole de rassemblement, de partage, de discussion, de prise de décision. On pouvait y jouer, s’allonger, dormir en sécurité.

Un pē’ue c’est l’assemblage de plusieurs feuilles de pandanus qu’elle soit petite, grande, belle, vieille, plus robuste, faible. Ce qui fait sa beauté c’est l’harmonie et le fait de tisser des liens étroits.

Comment Hi’iaka l’élément du feu, fille choyée par sa mère Pele et Vai-na-tea l’élément de l’eau, fille abandonnée par sa mère Namaka vont-elles résoudre leur conflit familial ? Y-a-t-il vraiment une solution ?

« ’A vauvau i te pē’ue
’Ia ’ore ’oia ’ia ve’uve’u
Ia riro tātou ei hō’ē, ei ’utuāfare
Ei « ’utuāfare māhere ’ore nō tō tātou fenua »

 

Collège de Huahine :

Te fa’anahora’a o te tautai taora e te pärurura’a i te moana

La pratique de la pêche aux cailloux et la protection du milieu marin

 Les élèves mettront en scène la pratique de la pêche aux cailloux, technique ancestrale.

  • Ils évolueront sur différents tableaux : de la taille des cailloux à la confection des cordes (‘Ōte’a täne) et du filet en palmes de cocotier (‘Ōte’a vahine).
  • Puis ils feront une représentation de la pêche : frappe de la surface de l’eau avec les cailloux + les poissons effrayés se regroupant dans le rau( Pä’ö’ä / hivinau).

 

  • Ils décriront aussi la chasse des poissons dans le filet (‘Aparima täne) et la fermeture du rau nï ‘au. (‘Aparima vahine)

 

  • Pour conclure sur la pêche au harpon et le partage des prises (‘Aparima ‘āmui)

 

Mais avant cela, le spectacle débutera par un ‘ōrero suivi du ‘Aparima ‘āmui

(Avec message de prévention du milieu marin)

 

Collège de Rangiroa :

To’u Fenua, to’u ora

Les Tuamotu est un archipel où la vie est douce et simple, où les gens font avec ce qu’il y a dans l’insouciance. Ils vivent au jour le jour. Les habitants des Tuamotu, les paumotu, ont un lien étroit avec la nature. Ces atolls, où poussent en abondance le roi des Tuamotu. Le cocotier, celui qui nourrit, celui qui protège et qui fait vivre les habitants des Tuamotu. Le coco nourrit avec sa chaire, son eau et son lait de coco. Le cocotier protège de la pluie avec ces palmiers. Le cocotier, avec le coprah et le mono’i, devient une source de revenu pour les Tuamotu. La mer est l’élément incontournable au Tuamotu. Elle nous entoure et nous appelle avec ses nuances de bleu. Elle nous berce la nuit et nous fait voyager en pensant à nos ancêtres navigateurs et voyageur. Elle est aussi celle qui, nous, lie aux autres atolls. La mer, avec ses eaux poissonneuses, est une ressource qui parait inépuisable. Elle est le garde manger du paumotu. Elle nous nourrit grâce à la diversité de sa faune et sa flore sous-marine. Le paumotu est l’enfant de l’océan. Il pêche pour se nourrir et vivre. Les bec de canne, les rougets, les balistes, les poissons perroquet et les carangues sont les poissons dont le Paumotu raffole. Au Tuamotu, le cocotier et la mer sont les piliers de la vie du paumotu. Ils sont essentiels. C’est ma terre, celle où je vis.

 

Collège Henri Hiro :

Haere po

Le compteur de nuit

Il s’agit de l’histoire d’amour impossible de deux jeunes gens, un garçon et une fille par le Haere po. Le rôle du Haere po était de conter des histoires lors de ses déplacement itinérants mais il avait également la charge de retracer la généalogie.

Grâce à sa connaissance généalogique, il va pouvoir installer une médiation et permettre aux deux familles, celle de la montagne et celle de la mer, de se réconcilier.

 

Collège de Taravao :

I rahui nā. A rahui ā.

Le concept du Rahui est décliné dans notre spectacle sous différents angles.

Avant : le Rahui était une marque de respect envers le Arii qui a imposé une limitation de consommation dans le but d’avoir de la nourriture en abondance.

Aujourd’hui : le Rahui peut être une solution face à l’appauvrissement de nos ressources et face à l’égoïsme des Hommes qui ne pensent qu’à s’enrichir au détriment de notre planète.

À l’avenir : il faut renouer avec nos traditions en perpétuant le Rahui.

Faisons-le en étant unis.

 

Collège de Mahina :

Te ‘ite

La connaissance

Cette jeune génération de Māhina désireuse de se connaître est en perpétuel questionnement : QUI suis-je donc vraiment ? se demande-t-elle. Elle se lance alors dans des recherches vers maintes directions :

  • Son environnement d’une part, entre sommets et pointes en passant par les rivières et les maraes ;
  • Son histoire d’autre part, en quête de ses origines, des légendes de Mahina.

À travers ce spectacle, c’est aussi la commune de Māhina qui est célébrée par les chants et les louanges de ses lieux uniques tels que ses sommets, ses rivières ou ses maraes. On tente de mieux se confondre en remontant notamment aux origines par la généalogie, en rappelant les exploits de ses héros tellement singuliers, de grands et habiles guerriers légendaires tels que le demi-dieu Tafa’i. Cette jeunesse démontre qu’à force de persévérance, il est possible de réussir.

Consciente et reconnaissante de l’utilité de ce lieu inévitable de l’apprentissage qu’est l’école aujourd’hui, mais jadis privilégié, nos enfants nous questionnent et se questionnent. Ils devront dès lors réfléchir, étudier tout en écoutant, en observant, en ouvrant leur cœur et leur esprit.

 

Collège de Bora Bora :

Taitemanu

C’est une légende qui raconte l’origine du nom des montagnes de BORA BORA, OTEMANU et PAIA MARAMA, fils de HIRO, décide de défier son père, devenu guerrier tout puissant après sa victoire face aux esprits maléfiques.

Il lui propose un défi au jeu des osselets, TIMORAA OFAI, afin d’empêcher son père de réunir toutes les îles.

MARAMA remporte le défi en trichant et fuit la partie pour ne pas éveiller les doutes sur sa victoire en se transformant en oiseau.

HIRO, compris qu’il venait d’être duper par son fils et décide de partir à sa recherche afin de le corriger. Il le retrouve sur la montagne puis il lui donna une grande gifle. MARAMA, étant oiseau, se posa sur le sommet de la montagne pour pleurer. TAITEMANU, l’oiseau qui pleure.

PAIA, paai hia o MARAMA, la gifle reçue par MARAMA.

 


 

Informations pratiques

Vendredi 06 et samedi 07 mars 2020, à 18h30

Tarif unique : 200 Fcfp

Billets déjà disponibles,

en vente sur place et en ligne sur www.maisondelaculture.pf

Aire de spectacle de To’atā

Renseignements : 40 544 544

Page Facebook : Heiva Taure’a – Heiva des collèges – Tahiti

www.maisondelaculture.pf

A PARTIR DE 200XPF

Détails

Début :
6 mars, 18h30
Fin :
7 mars, 22h30
Prix :
200XPF
Catégories d’Évènement:
,

Organisateur

Maison de la Culture
Téléphone :
+689 40 544 544
E-mail :
communication@maisondelaculture.pf
Site Web :
https://www.maisondelaculture.pf

Lieu

Place To’atā
Papeete, Polynésie Française + Google Map