Des festivaliers curieux d’apprendre à retoucher des images

200-atelier-retoucheAnimé par Benjamin Vautier, l’atelier Retouche d’images de ce mercredi 4 février a attisé la curiosité des festivaliers. Durant deux heures, les participants ont ainsi eu l’occassion de manipuler un logiciel de traitement d’images.

 

 

« L’atelier Retouches d’images c’est par ici ? », lance une festivalière en rentrant dans la salle de cours n°5, située près de la vidéothèque de la Maison de la culture. « Oui, tout à fait. Installez-vous, installez-vous ! », réplique Benjamin Vautier, l’animateur de cet atelier, qui attend patiemment que tous ses élèves s’installent. « Par contre, vous allez devoir vous partager un ordinateur pour quatre personnes », prévient-il avant de commencer son cours. « Nous allons procéder en deux étapes : la méthodologie puis la pratique. Mais avant, présentez-vous et dites moi un peu votre niveau en vidéo et quel logiciel vous utilisez ».

La jolie Rangita, une ancienne stagiaire du FIFO qui pour la première fois participe à un atelier du festival, débute le tour de table. « Je fais un peu de vidéo et je monte sur Imovie ». Ses voisines, Stéphanie et Vaiana qui avaient déjà participé à l’atelier Ipad du matin, continuent les présentations avant de passer la main aux autres participants. Sur la petite dizaine d’élèves, tous ou presques ont déjà touché à la vidéo et souhaitent approfondir leurs connaissances sur la retouche d’image. « Ici, on apprend les bases, à nous ensuite de pratiquer au quotidien. C’est bien, c’est formateur ! », s’enthousiasme Rangita, 26 ans, qui ne tarit pas d’éloges sur l’importance de tels ateliers dans le FIFO. « Ils sont accessibles à tous, cela permet de donner la chance à chacun d’acquérir certaines connaissances. »

La méthode avant la pratique

 

Sur le grand écran relié à son ordinateur, Benjamin Vautier explique l’interface et les options disponibles sur le logiciel After effects, utilisé par de nombreux réalisateurs pour retoucher leurs films ou leurs clips. « Vous me suivez ? Tout le monde est avec moi ? », interroge le professeur. « Non, on a fermé notre composition et on n’arrive plus à l’ouvrir » lance, perplexe, une des élèves venue avec de deux ses amies, toutes des enseignantes. « Surtout, n’en crée pas d’autres », répond Benjamin Vautier. « Euh… Trop tard, on en a créé quatre », lance la bande d’amies. Rires de l’assemblée.

« C’est un peu compliqué », avoue l’une d’entre elles, tout en regrettant de ne pas assez pratiquer durant cet atelier et finalement de ne pas avoir bien compris où cela pouvait mener. « C’est difficile en si peu de temps de bien comprendre mais avant de travailler vos vidéos, vous devez savoir comment cela fonctionne », explique Benjamin Vautier qui a dû gentiment rappeler à l’ordre la bande d’amies un peu dissipée. « Le principal est d’avoir une méthode et une base, la suite, on peut l’apprendre chez soi ».

 

L’importance du traitement d’images

 

Les regards plongés sur les écrans d’ordinateur les élèves, âgés de 15 à 65 ans, semblent absorbés par le logiciel sur lequel ils travaillent. « Là, avec les dégradés, on peut s’amuser », lance le professeur. « On met quoi ? Ah tiens, le jaune ! Ah oui, super ce jaune », s’exclame un des élèves. Alors que certains semblent de plus en plus à l’aise avec le logiciel, d’autres peinent un peu plus. Herehia, 15 ans, le benjamin de cette session, est certainement le plus agile d’entre tous. Il n’est d’ailleurs pas rare de le voir passer d’un ordinateur à un autre pour donner un coup de main à ses voisins. «  C’est top de comprendre comment ça marche même si on va prendre du temps à intégrer toutes ces informations », confie le jeune homme enchanté par cet atelier. Il n’est pas le seul. « C’est très intéressant, explique Stéphane en pleine conversation avec son professeur alors que la classe se vide. Maintenant on se rend vraiment compte du travail à faire pour sortir un film ! ». Benjamin Vautier semble ravi de cette remarque car pour lui « l’intérêt de cet atelier est aussi de permettre aux gens de comprendre le travail qu’il y a derrière une image ». Mission accomplie, donc.

 

 

Suliane Favennec