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SUMMARY:Sandre\, monologue pour un homme
DESCRIPTION:\n\nElle a commis l’atroce\, l’irréparable\, l’impardonnable. « Ce qui est certain\,  c’est que je ne voulais pas faire de la peine aux gens. Mais j’ai tué quelqu’un. Une fois\,  j’ai tué quelqu’un\, même si je ne suis pas folle. » Pour cela\, la société l’a jugée et lourdement condamnée. \nA travers ce spectacle\, nous rentrons dans l’intimité de cette femme assassine\, dans son monde intérieur trop longtemps étouffé. Sa langue tangue dans un flot maladroit. La confusion est là\, mais la parole peu à peu se dénude. Elle nous raconte l’amour\, les promesses d’un mari\, faites puis trahies. Elle cherche sa place\, seule au milieu de ces autres qui n’ont pas voulu voir sa détresse\, cherche mais ne trouve pas. Elle nous oblige à comprendre pour elle\, à refaire le puzzle. Les souvenirs débordent\, les meubles se mettent à suinter\, dégoulinants. Et les sourires tendres\, les rires même des spectateurs\, témoins de cette cérémonie secrète\, s’étouffent.\nEt pour que nous puissions entendre\, comprendre\, ressentir sans chavirer dans le réalisme\, c’est le comédien Erwan Daouphars qui prend en charge ce voyage sous tension dans les blessures de l’âme humaine\, dans les chaos d’une vie qui s’est perdue. Un homme. Pas une femme. Pour que nous puissions être à la bonne distance pour réussir à dépasser notre répulsion première. Entrer dans l’intime tout en sortant de l’affect pour que nous puissions écouter vraiment et retrouver notre capacité à penser. Sans préjugé. \n\n\n\nNOTE D’INTENTION DE L’AUTEUR\n\n\n\n« La tolérance n’est pas une concession que je fais à l’autre mais la reconnaissance du principe que la vérité m’échappe. (…) Comprendre revient à donner du sens à un événement\, quel qu’il soit\, en vue de s’en dégager pour mieux le tolérer et ensuite le prévenir. Et c’est dans cet ordre que notre pensée doit agir. Il y va de notre santé mentale. Il s’agit de ne pas rester sidéré par un fait divers. Ce pas en arrière\, consiste à s’éloigner de l’horreur de l’acte pour ouvrir un espace qui fonctionnera comme une mise au point. On voit si mal quand on est collé à ce que l’on regarde ! » \nCette citation du philosophe Paul Ricoeur\, au sujet des infanticides\, met le doigt sur l’exacte nécessité que j’ai eu de m’emparer de ce sujet. Il ne s’agit pas de dédouaner\, nullement d’ôter la responsabilité à ces femmes meurtrières\, simplement de se donner la permission de pouvoir réfléchir à tout cela. Le fait divers\, pendant moderne des tragédies antiques\, a de stupéfiant qu’il nous rappelle la complexité insondable de l’esprit humain et également l’intrication étroite entre la barbarie apparente et la souffrance. Cela est bien réel. En France\, les experts évaluent le nombre d’infanticides entre 60 et 80\, chaque année\, et le chiffre est constant depuis les années 1970. Alors si cela existe\, il me semble nécessaire de ne pas fermer les yeux dessus. Et\, à défaut de comprendre\, tendre vers. Car comment comprendre un acte que ces femmes meurtrières elles-mêmes ne comprennent ni ne s’expliquent pas ? \nEn écrivant Sandre\, monologue pour un homme\, je souhaite donner la parole à ces femme-là. Cette parole qu’elles n’ont pas même la capacité d’avoir. Qu’elles n’ont souvent jamais eu\, et encore moins maintenant sidérées par elle-même. Celle de ces Médée modernes que nous ne pouvons pas entendre. De leur absence de mots et de notre effroi à les écouter vraiment. Alors forcer la porte. Grâce au théâtre ouvrir nos oreilles. L’idée n’est pas de juger ni réhabiliter ces femmes néonaticides\, mais de leur offrir un espace de parole. Celui qu’elles n’arrivent pas même à avoir\, prisonnières d’elles-mêmes\, et stupéfiées de leur propre acte. Et puisque ces mères n’ont pas les mots\, il faut\, par la fiction les inventer. Avec humanité\, remplir ce grand vide\, ce trou laissé béant. Une fois ingérés\, s’éloigner des discours journalistiques et psychiatriques\, les seuls existants\, et en inventer un nouveau\, intime\, fragile\, pudique\, incertain\, morcelé\, brisé. Refaire le chemin qui\, possiblement\, peut amener une femme fragile à sortir d’elle-même à un moment donné. Les fêlures passées. Comment un jour tout déborde. Car à la différence des mères infanticides qui ont parfaitement conscience d’elle-même lors de leur acte\, les mères néonaticides sont dans cette absence à elle-même. Disparues. Dans un ailleurs qu’on ne saisit pas. Alors rentrer dans leur tête pour fouiller dedans. \nSolenn DENIS \n\n\n\nPRESSE\n\n\n\n« Finalement\, Solenn Denis n’écrit que sur l’amour. Qu’il soit passionnel comme dans SStockholm\, l’an dernier\, ou s’étiole […] comme dans Sandre. Sandre confirme cette justesse du phrasé\, magnifié par un Erwan Daouphars tout en retenue. Le sujet aurait pu rebuter mais Solenn Denis sait l’alléger […] d’un humour léger. Moins étouffant que SStockholm\, Sandre réussit le même pari salutaire : rendre humaine la monstruosité apparente». Sud-Ouest \n« Elle est là\, avachie dans un fauteuil\, le pied prêt à appuyer sur l’interrupteur d’un lampadaire d’un autre âge comme si il s’agissait d’une arme. Elle raconte son histoire avec une petite voix\, celle d’une femme que son mari ignore\, trompe\, qui fut belle mais dont les grossesses se cachent sous le gras. Cet enfant là\, supplémentaire\, fruit du hasard d’un relent de désir\, elle n’en veut pas. Le récit est poignant\, le comédien incarne totalement cette femme sans force». Toutelaculture.com \nThéâtre : Sandre\, monologue pour un homme \nCompagnie du Caméléon \nVendredi 3 et samedi 4 mars – 19h30 \nDimanche 5 mars – 17h00 \nVendredi 10 et samedi 11 mars – 19h30 \nDimanche 12 mars – 17h00 \nTarifs : 4 000 F (adultes) / 3 000 F (- de 18 ans et étudiants) / 2500 F (- de 12 ans) \nBillets en vente dans les magasins Carrefour\, à Radio 1 et sur www.radio1.pf \nRenseignements au 40 434 100 \nPetit Théâtre \n\n\n
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LOCATION:Petit Théâtre\, 646 Boulevard Pomare IV\, Papeete\, Polynésie Française
CATEGORIES:Spectacles, Concerts, Théatre
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